• Interdication du gymnase au collège

    ARTICLE DE LA DEPECHE Publié le 19/06/2013 à 03:48, Mis à jour le 19/06/2013 à 08:51 

    Tags et incivilités en tous genres ne passent plus à la mairie où l'on a décidé de fermer le gymnase. 

    C’est une goutte d’eau dans la mer pour certains… et celle qui fait déborder le vase pour d’autres. Un trou. Un trou bête et méchant au gymnase du collège. Un trou, entre autres incivilités, qui a déclenché la colère du maire et, dans la foulée celle des parents d’élèves et professeurs… mais pas pour les mêmes raisons. Considérée par Marie-Hélène Champagnac, comme «la dégradation de trop», l’élue a décidé de fermer ce lieu public provoquant de vives réactions. «Maintenant ça suffit ! Déjà l’an passé nous avions dû investir 5 000 euros pour des incivilités à cet endroit, notamment dans les vestiaires, et ça continue. C’est aux parents d’élèves à éduquer leurs enfants, aux professeurs aussi de les surveiller. Ce gymnase est un lieu public et il n’est pas normal qu’on le détériore ainsi. C’est également un manque de respect aux agents municipaux et à tous les utilisateurs du gymnase. Nous avons déposé une plainte en gendarmerie. Le gymnase restera fermé !», a confié le maire très remonté sur la question. Ce que l’on peut comprendre quand on sait les factures de plus en plus salées dont doivent s’acquitter les communes confrontées à de tels actes stupides.

    Mais ce choix n’est pas resté sans suite. Irritée, la FCPE de cet établissement a adressé un courrier au conseil général, à l’Inspecteur d’Académie, à la mairie et à la presse pour se plaindre de la situation. Jointe par téléphone, sa présidente, Suzanne Claverie a notamment expliqué que les parents d’élèves trouvaient cette décision «infondée, injuste et discriminatoire vis-à-vis des 700 élèves que compte le collège». Elle reproche également au maire «d’imputer toutes les dégradations aux collégiens alors qu’ils ne sont responsables que d’une seule. Le trou existait il a juste été agrandi ! Et les auteurs ont été identifiés et punis.» Certains professeurs n’apprécient pas non plus la décision municipale. «Cette situation est très contraignante surtout avec le temps qu’il fait en ce moment. Alors, c’est ballon et jeux de société pour nos élèves. Mais on espère désormais pouvoir rapidement se mettre autour d’une table et discuter», a confié Catherine Lamonzie, professeur d’EPS, au nom, dit-elle «de tous les enseignants de cette discipline au collège».

    «Partenariat indispensable»

    Contactée hier, l’Inspection d’Académie a fait savoir qu’«elle ne souhaitait pas commenter la décision du maire» espérant malgré tout que cette sanction «forte» serait «pédagogique», et d’expliquer : «Marie-Hélène Champagnac a fermé le gymnase mais l’ouvrira pour les activités UNSS et pour les épreuves du brevet. Mais il est évident qu’une solution doit être trouvée. Le partenariat entre les deux, ville est collège, est indispensable pour la scolarité des adolescents dont certains sont les enfants des administrés. Nous restons confiants…». À suivre…

    Emmanuel Haillot