• PRÉSENTATION ET CARACTÉRISTIQUES DES JEUX » DANGEREUX ET DES PRATIQUES VIOLENTES

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    pour en savoir plus : http://eduscol.education.fr/cid47712/jeux-dangereux-pratiques-violentes.html

    On distingue deux types de « jeux » dangereux et de pratiques violentes : les « jeux » de non-oxygénation et les « jeux » d’agression. Leur identification est rendue difficile par les multiples appellations données par les enfants et adolescents, alors qu’il s’agit souvent d’une même pratique ou de la recherche de mêmes effets.

    « JEUX » DE NON-OXYGÉNATION

    Description

       

    Les « jeux » de non-oxygénation ou d’asphyxie, de strangulation, de suffocation sont appelés de plusieurs noms : trente secondes de bonheur, rêve bleu, rêve indien », « jeu » du cosmos, « jeu » des poumons, « jeu » de la tomate, de la grenouille... Le plus connu est le « jeu » du foulard.

    Ce type de « jeu » consiste à freiner l’irrigation sanguine du cerveau par compression des carotides, du sternum ou de la cage thoracique, pour ressentir des sensations intenses, des visions pseudohallucinatoires.

     

    Dans la plupart des cas, il n’existe pas de rôle défini en tant que victime ou agresseur car la relation peut s’inverser : l’étrangleur devient alors l’étranglé. Cependant, il a été rapporté que certains jeunes ont pratiqué ce « jeu » sous la contrainte ou la pression d’un groupe. Mais l’enfant peut aussi reproduire seul l’étranglement grâce à un lien quelconque, avec un risque accru de strangulation et de pendaison dont les conséquences sont irréversibles puisque, comme il est seul, personne ne pourra le réveiller.

    Conséquences physiques et psychologiques.

    Les symptômes post-anoxiques (privation sévère d’oxygène) sont nombreux et variables selon la durée de l’anoxie. Celle-ci peut aussi conduire à un coma profond, voire à la mort. Le risque de mort est d’autant plus grand que l’enfant reproduit ce « jeu » seul à son domicile.

    La pratique intensive et répétée du « jeu du foulard » peut alors être à l’origine d’un véritable comportement de dépendance, qui pousse l’enfant ou le jeune à rechercher toujours plus de sensations par le biais de l’auto-asphyxie.

     


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  • PARENTS, soyez vigileants !

     

    Tout est question de bon sens :

    Mettre le contrôle parental sur votre ordinateur est la moindre des précautions
    et surveillez vos enfants lorsqu'ils sont sur Internet.
    mettez un mot de passe pour qu'il ne surfe pas lorsque vous êtes absent.
    Le plus simple est de mettre l'ordinateur à la vue de tous, dans le salon.
    Ne jamais laisser un enfant avec un ordinateur dans sa chambre. 
    Regardez dans l'historique de navigation si vous avez des doutes (petite étoile des favoris et cliquer sur l'onglet historique).

     

    Les jeunes face à la pornographie

    Dans une société marquée par la pornographie, les jeunes sont confrontés de plus en plus tôt à une vision crue et violente de la sexualité.  Selon une étude de l'INSERM de 2005, 61 % des garçons de 14 ans ont déjà vu un film porno, à la télévision ou sur Internet ; 80 % des garçons et 45 % des filles ont regardé des images pornographiques durant les douze mois précédant l'enquête.

    La pornographie devient pour eux la référence et influe sur leurs comportements face à la sexualité. Comme l'explique le psychothérapeute Guy Hénaut, « une importante proportion de la pornographie légale exploite ouvertement les thèmes de l'humiliation de la femme, du viol et de la torture. Elle cautionne aux yeux des jeunes la violence sexuelle. Car pour l'adolescent, c'est la société des adultes qui, en représentant légalement et ouvertement une telle violence et en la commercialisant comme divertissement, la déclare respectable et légitime »

    Les conséquences sont alarmantes. De nouvelles formes de délinquances ou de « jeux » limites deviennent des pratiques courantes : les « tournantes », les viols collectifs, le sexting. Le recours à la prostitution ou au sexe comme monnaie d'échange est devenu banalisé : de jeunes garçons et filles vendent du sexe pour quelques vêtements à la mode, un téléphone portable ; une affaire récente survenue en Suisse révélait que de jeunes mineures pratiquaient la fellation dans le but d'intégrer un groupe, tel un rite de passage.

     

    Lecture (site psychologies.com) :

    http://www.psychologies.com/Famille/Ados/Sexualite-des-ados/Articles-et-Dossiers/Ado-et-porno-des-liaisons-vraiment-dangereuses

     

    Voici d'autre part le résultat d'une étude :

    """Sur une classe de sixième, autrement dit des enfants de 11 ans, 60% des garçons et 30% des filles déclaraient l'an dernier avoir déjà visionné un film X. C'est l'inquiétant constat qu'a fait Denise Stagnara, auteur de nombreux ouvrages d'éducation sexuelle pour enfants dans sa dernière étude. Une précédente enquête, réalisée en 1995 par cette spécialiste en sciences de l'éducation, avait déjà fait sensation : elle avait découvert que, sur une classe de CM2 dans une école de province, la moitié des garçons et le quart des filles avaient déjà regardé un film porno... Non seulement le nombre d'adolescents regardant ces films ne cesse de croître, mais un autre phénomène est plus alarmant encore : la nature de leur «consom mation» change. De la simple curiosité de la première fois, beaucoup passeraient à un visionnage coutumier. Une autre étude, plus formelle, plus large (16 000 individus questionnés en France) et cette fois sur la population des 12-18 ans, révèle en effet qu'un tiers des garçons regardent de la pornographie «de manière habituelle». Chez les filles, la proportion est d'une sur cinquante. Plus largement, cette étude, dirigée par l'Espad (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs) et achevée fin décembre 2004, spécifie que 60% des adolescents questionnés avaient vu, dans l'année, au moins un de ces films. Des vidéos qu'ils regardent indifféremment à la télévision ou sur cassettes, mais davantage encore sur Internet. L'une des conclusions les plus alarmantes de cette enquête est le lien qu'elle établit entre les ados qui regardent des films X et ceux qui ont des conduites à risques (drogue, alcool, tabac, violence...). Et ce y compris dans les milieux dits «préservés», où la famille est unie, le niveau social correct et la scolarité ordinaire. «Il existe un lien non seulement bien réel mais important, note Marie Choquet, directrice de recherche à l'Inserm, qui a piloté le volet français de l'enquête Espad. Lequel des deux comportements induit l'autre ? On ne sait pas. Mais ce qui est sûr c'est que maintenant, grâce à cette enquête, on ne pourra plus dire que la pornographie est anodine.» Au-delà des dérives vers la violence, l'alcool ou la drogue, cette consommation de pornographie chez les ados n'est pas sans conséquence sur la fabrication de ces adultes en devenir, et donc celui de la société. «Le spectacle pornographique ramène les individus à leur animalité et installe une grande confusion entre fantasme et réalité, formatant ainsi la relation des garçons aux filles dans le sens de l'instrumentalisation, explique le docteur Aldo Naouri, pédiatre à la longue carrière qui a préfacé le très sérieux ouvrage du journaliste Jacques Henno (2). Dans ces conditions, comment voulez-vous forger une société de type humaniste quand ce genre de violence vient imprimer très tôt l'esprit des jeunes ?» Michela Marzano, chercheuse du CNRS et coauteur d'Alice au pays du porno (3), souligne elle aussi les dangers de cette normalisation qui fausse la représentation de l'amour chez les jeunes. «Ces films posent une sexualité très normée : l'homme est dominant, la femme dominée, réduite à un objet ou une marchandise, le tout en y mêlant de plus en plus de violence, analyse-t-elle. Les ados ont tendance à croire que toute cette mise en scène est la norme.» Pour cette philosophe, cela pose un sérieux problème de fond. «Il ne s'agit plus de faire la seule prévention contre la pornographie mais de retravailler l'éducation très en amont. De redéfinir les notions de désir, d'amour, de liberté de soi et de l'autre, de responsabilité, bref de les accompagner très tôt dans leur compréhension du monde.» C'est précisément l'inverse de ce que feraient certains parents qui, à en croire Denise Stagnara, choisissent de montrer des films X à leur progéniture au motif que c'est bien pour leur éducation sexuelle. «Dans le cadre de mes observations, je voyais des pères qui disaient leur en montrer de temps en temps, sûrs de leur rendre service !», s'étonne-t-elle encore. Heureusement, ce visionnage en famille reste marginal car «les ados regardent plutôt en groupe, entre copains»...

    Sources : Questions d'ados sur le sexe et l'amour, Dunod, janvier 2005. (2) Les Enfants face aux écrans, pornographie la vraie violence, Télémaque, octobre 2004. (3) Alice au pays du porno-Ados, leurs nouveaux imaginaires sexuels, avec Claude Rozier, Ramsay, décembre 2004. 


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